MES HISTOIRES...

Les ténors de la bêtise...

Peu après mon infarctus en 2005, je décide de peindre 2 toiles  (50 x 65 cm). Je peins sur place une vue automnale de mon village (Saint-Pierre-du-V). Peu après je décide d’en faire don à la Mairie qui accepte l’offre. Elles appartiennent donc aux citoyens de ma commune. Elles sont donc accrochées sur les murs de la mairie. Une bonne décennie après, Mme la Maire m’interpelle lors d’une fête des voisins. « bonjour, Mathso, Mme la cantinière est partie à Orléans, nous ne savions pas quoi lui offrir (bonjour l’élégance), nous avons décidé avec mon équipe municipale de lui offrir une de vos toiles. Bien-Sûr, nous avons fait une petite fête lors de ce départ ». L’artiste n’a pas été invité ni mis au courant de cette décision. Donc un bel exemple de muflerie.

Le plus fort dans tout cela c’est qu’il sont capables de le le faire sans sourciller un instant!!!

Bon, je vais arroser mes poireaux.

Comme sur le tableau de la liberté, montrez-leur vos tétons...

Une toile de Mathso ? N'ayez pas peur de la perfection, vous ne l'atteindrez jamais...

Notre génération, les soixante-huitards, avions vu dans les années 70 un vent de liberté qui soufflait, même au-delà de nos frontières. Des pays comme la Turquie, l’Iran, la Tunisie, l’Algérie, etc… voyaient leurs rues, leurs plages pleines de mini-jupes et bikinis. Chez nous, sur les plages, les femmes dressaient fièrement leurs tétons, montrant à tous qu’elles étaient libres, enfin. Et n’allez pas me dire qu’à cette époque, que nous les hommes, leur sautions dessus dès qu’un sein apparaissait. Nous avions franchi un cap juste au-dessus du Néanderthal. Nous trouvions soudainement cela normal et d’une esthétique raffinée. Je me disais que ça y était ; notre liberté était enfin acquise, pour nous tous et toutes. Que notre relation avec les femmes serait apaisée, faite de complicité, de clins d’œil. Nous étions réconciliés avec elles. Mis à part les goujats, les hommes dits « normaux » avaient bien compris que l’humour plutôt que la main aux fesses était d’une efficacité sans pareil.

Et si, Madame, votre compagnon vous a conquise avec ce genre de geste déplacé, mauvaise nouvelle ; vous vivez avec un imbécile.

Bref c’était le bon temps. Simone Weil, Gisèle Alimi, pour ne citer qu’elles, avaient fait un travail de défrichage colossal, bien loin du « nia nia nia nia » que l’on entend comme une petite musique chez certaines femmes plus agiles avec leurs pouces qu’avec leur cerveau. Mes parents, Merci à eux, avaient appris à mes sœurs qu’une bonne paire de gifles devant tout le monde suffisaient à calmer les ardeurs de certains. Et tant pis pour l’élégance et Françoise Dolto. Une main aux fesse n’a peut-être pas besoin d’une longue et couteuse psychanalyse ; la taloche est plus économique.

Mais bon-dieu, que s’est-il donc passé pour que cette époque soit redevenue pudibonde, corsetée, pleine de pisse-froid. Tout doucement, à bas bruit, petit-à-petit la France des Libertés commença à faire des concessions à nos libertés et façons de vivre, et en particulier à celles des femmes toujours les premières cibles. N’avez-vous pas remarqué, par exemple, autour d’une piscine ou à la plage que ces mêmes femmes, constatant que leur liberté est en peau de chagrin, affublent leurs gamines de 3 ou 5 ans avec un soutien-gorge ridicule, « oui mais c’est elles qui le demandent ; pour faire comme maman ». Il fallait donc vous formater. Si j’ai bien compris, vous avez choisi la crinoline plutôt que la burka. Question de mode? Je rappelle que les petites filles au Pakistan réclament de porter la burka. Puis à la piscine, on accepta que certaines heures soient réservées exclusivement aux femmes. Et le Burkini? Rien que le mot me dérange. Mesdames, sans vous en rendre compte, par ces comportements, vous servez copieusement la soupe à ces pisse-froid et bine-nunus de tous poils. 

Sur les plages naturistes (réputées pour être un lieu où chacun se côtoie sans problème ; et si vous n’y êtes jamais allé, faites-en l’expérience avant que vous ne disiez une bêtise) on a pu assister à l’envahissement progressif des « textiles ». Puis ce fut le tour de l’alimentation dans les cantines, chemin faisant, il était temps de s’attaquer à la liberté d’expression, puisque nous montrions notre faiblesse. Nous étions maintenant prêts à tout accepter avec en bandoulière le fameux « oui mais » qui nous permet de nous dédouaner de toute tentative de compréhension du problème.

Mesdames, vous aussi devenaient des sentinelles de la liberté. Comme dans les années 70, réveillez-vous. Comme le disait Brel, montrons-leur notre cul et nos bonnes manières.

Quant à nous, les hommes, continuons à manger du saucisson et boire une bière avec un bout de Pont-l’Evêque (avant qu’il ne soit rebaptisé Pont-l’Emir).

L’été prochain, je porterai fièrement un tee-shirt avec devant ; JE SUIS CHARLIE. Dans le dos « ON NOUS PROPOSE LE PARADIS APRES ; MOI, C’EST MAINTENANT QUE JE LE VEUX. »

C’est tous ensemble qu’on ne les laissera plus avancer d’un millimètre.

Et si, vous les profs et autres instits, n’avaient pas d’idée pour rendre hommage à Samuel PATY, lisez ce texte à vos élèves. Dites-leur que vous leur parlez d’un temps qu’ils n’ont pas connu.

Courage !

À Françoise...

Je profite d’un moment de repos pour vous adresser un mot quant à la disparition de Nanou ; Nanou, que j’appelais Françoise.

Je garde le souvenir d’une femme attentive aux autres. J-P m’avait invité dans sa vie familiale, sans doute avait-il forcé la main à Françoise. Elle aussi m’avait tendu la main, à un moment où la vie professionnelle et personnelle se mettent en chiffon. Il est des passages de la vie où tout semble inaccessible pour un simple bonheur, rien ne marche, tout part en vrille : pour cette femme que l’on a tant aimé ; pour des enfants que la distance éloigne.

À ces chemins que l’on croit sans issue, heureusement, une rencontre peut tout changer. Pour moi ce fut en premier Françoise qui me tendit la main. Sans rien demander en échange. Françoise avait l’intuition du mal-être des gens. Elle savait par exemple inviter mes enfants en week-end ou même à Noël. Moi j’étais heureux tout simplement. Françoise était la gentillesse, avec une élégance rare.

Je me souviens de ses fous-rires à mes pitreries.Que d’instants pleins de gaité comme par exemple ces repas chez C. ou S. A. C’était le temps de l’imprévu, de l’improvisation totale où chacun avait la seule mission de rendre l’autre heureux. L’intelligence du groupe faisait le reste.Pas une semaine sans avoir pensé à Françoise.

Ma dernière rencontre avec Françoise, ce fut au restaurant peu avant sa séparation. Elle était défaite, en larmes. Elle aussi à son tour était confrontée à un immense vide. Je ne connaissais chez Françoise rien de méchant, de mesquin, de tordu. Elle était tout en douceur. Et cette voix, si particulière, rassurante. Je m’en souviens comme hier.

Mais son chemin fut semé d’embûches. D’abord cette séparation, puis le décès de ce compagnon retrouvé. C’est une constatation banale, mais sans doute n’était-elle pas faite pour le bonheur. Ce ne fut pas un hasard si elle eut cet engagement auprès du Secours Catholique……… Pour les autres, toujours pour les autres.

Françoise je continue à penser à toi. Puisse croire en ma reconnaissance. Tu étais une belle personne. Un seul regret :de ne pas avoir pu à mon tour te faire un signe.

Je t’embrasse tendrement.

Alain

Je t’offre à titre posthume cette chanson de Brel à son ami Jojo :

Jojo,
Voici donc quelques rires, quelques vins, quelques blondes,
J’ai plaisir à te dire que la nuit sera longue à devenir demain.
Jojo,
Moi je t’entends rugir quelques chansons marines,
Où des Bretons devinent que Saint-Cast doit dormir,
Tout au fond du brouillard,
Six pieds sous terre.
Jojo,
Tu chantes encore,
Six pieds sous terre tu n’es pas mort.
Jojo,
Ce soir comme chaque soir nous refaisons nos guerres,
Tu reprends Saint-Nazaire, je refais l’Olympia
Au fond du cimetière.
Jojo,
Nous parlons en silence d’une jeunesse vieille
Nous savons tous les deux que le monde sommeille,
Par manque d’imprudence,
Six pieds sous terre.
Jojo,
tu espères encore,
Six pieds sous terre tu n’es pas mort,
Jojo,
Tu me donnes en riant des nouvelles d’en bas
Je te dis «mort aux cons»,
bien plus cons que toi,
Mais qui sont mieux portants.
Jojo,
Tu sais le nom des fleurs,
Tu vois que mes mains tremblent,
Et je te sais qui pleure pour noyer de pudeur
Mes pauvres lieux communs,
Six pieds sous terre.
Jojo,
tu frères encore,
Six pieds sous terre tu n’es pas mort.
Jojo,
Je te quitte au matin pour de vagues besognes,
Parmi quelques ivrognes, des amputés du cœur,
Qui ont trop ouvert les mains.
Jojo,
Je ne rentre plus nulle part,
Je m’habille de nos rêves,
Orphelin jusqu’aux lèvres mais heureux de savoir,
Que je te viens déjà,
Six pieds sous terre,
Jojo, tu n’es pas mort
Six pieds sous terre,
Jojo, je t’aime encore

Paroliers : JACQUES BREL

C’est qui le nul ???

Vous comme moi
sommes très nombreux à être ou avoir
été nuls en math et en anglais.

Pourtant on passe en moyenne
dix années avec un prof
de math ou d’anglais.

Comment se fait-il que l’on ressorte
de nos écoles avec un bagage
aussi mince pour ces matières ?

Imaginez un seul instant que vous
confiiez un de vos enfants
ou petits-enfants à un maître-nageur et qu’au terme
de 10 années d’apprentissage
l’instructeur vous répond :
« non il n’arrive pas à nager, il n’a qu’a marcher au fond»

Donc l’un des deux est nul :
l’élève ou le prof ?
Moi j’ai une petite idée,
Et vous?

C’est tout pour aujourdhui, je retourne à mes poireaux.

Pas touche à notre totem...

Ha la bagnole, Notre totem, notre idole...
Ma bagnole, Mon pavillon, Mon chien, Mon réseau social, Ma femme.
À l’heure où nous approchons du grand pet final et où une gamine de 16 ans est entrain de nous dire nos quatre vérités, à nous tous les inconscients ; un seul truc qu’il ne faudra pas toucher : c’est la bagnole.

La bagnole, notre bagnole pourrait par exemple servir de véhicule pour diffuser une idée qui concerne notre santé arborant fièrement sur les portes ou sur le coffre un message tel que : « arrêtons le glyphosate » ou « égalité de salaire homme et femme ».

Pourtant notre voiture nous appartient, elle est notre propriété. Le message sur une voiture resterait jusqu’à obtention de la revendication. Ça aurait pourtant de la gueule et une efficacité redoutable. Certainement plus que ces morceaux de cartons brandis lors de manifestations et vite mis aux encombrants.

Essayez de changer par exemple Renault par Peugeot sur l’arrière de votre véhicule. J’imagine le nombre d’abrutis qui vous diront que ce n’est pas la bonne marque. Vous en avez déjà croisé ou suivi un de ces pourfendeurs de marques. Moi jamais.

Non mais là je rêve. Même moi, je continue à la bichonner, à la regarder comme au premier jour. C’est ma propriété, mon totem. Moi le mec... et qu’on ne s’avise pas d’y toucher, je suis capable des pires ignominies.

Ce n‘est pas de ma femme que je parle mais de ma bagnole, pauvre de moi que je suis. On entend parfois aussi ce genre de connerie : « passe-moi les clefs de ta voiture, j’ai besoin de la déplacer »… Non Non, il n’y a que moi qui la conduit ».

Au passage, c’est une réponse masculine dans sa grande majorité. Le mot crétin n’est qu’au masculin.Alors Messieurs, je vais démonter votre totem en deux coups de cuillère à pot.

Lorsque l’on fait un peu de mécanique, la bagnole est le plus mauvais exemple de prouesse technique quant à son rendement. Dans 20 ans, nos successeurs riront de ce qu’est un moteur de bagnole : des pistons qui montent et descendent, des arbres à cames qui soulèvent des soupapes, des volants d’inertie pour emballer le moteur, le tout couronné par des explosions en chaîne qui font avancer un tas de ferraille coûtant une petite fortune.

Une formule 1 est incapable de faire plus de 5000 km. Le moteur est foutu. Je ne comprends même pas pourquoi ce genre de course existe encore. Cugnot et sa machine à vapeur n’est pas loin.

Bref, une usine à gaz.

Ha! on a l’air malin, le coude à la portière.

Je retourne à mes poireaux.

Tu't demande...

Petite calcul :
En France nous sommes 39 000 000 à posséder une voiture.

Si je multiplie le kilométrage moyen annuel Par :
39 000 000 x 9000 km= 351 000 000 000 de km effectués.
Et si je divise ce nombre par 3000 morts (annuel) :
351 000 000 000 km : 3000 morts = 117 000 000 de km.

Soit statistiquement il faut faire 2925 fois le tour de la terre
Pour avoir la certitude de mourir en voiture.

Et comme disait Coluche :
«  Tu’t demandes"

Maintenant à vous de me prouver le contraire.

Justice...

« Et si certains doutent encore que la justice est souvent faite pour les riches et les puissants.
Je leur rappelle que c’est PALAIS DE JUSTICE qui est gravé sur le fronton des tribunaux.
On aurait pu inscrire MAISON DE JUSTICE, mais le mot maison était déjà pris par MAISON D’ARRËT… »

La prison...

J’ai visité une prison. En fait, ce n’en est pas tout à fait une. Le directeur m’a fait visité les différentes unités et j’ai pu parler avec les différents intervenants et les détenus. J’ai été littéralement bluffé par le réussite du projet porté.
LE DIRECTEUR : Notre philosophie de réadaptation à la vie normale est basée sur le temps. Certains détenus purgentdes peines de nombreuses années. Alors nous avons pensé avec les détenus, que la prison devait être l’occasion inespérée de redémarrer vers un chemin fait de culture et de bienveillance.
MOI : et les Politiques la-dedans ?
LE DIRECTEUR : Personne n’y a cru, certains avaient même encore en tête la philosophie de la vengeance. Un prison-nier à fait mal, il doit subir une sanction à la hauteur du méfait. Point.
MOI : J’ai pu m’apercevoir que le lieu était relativement calme en tout cas sans violence.
LE DIRECTEUR : oui, par exemple les sports tels que la boxe sont interdits. En revanche l’apprentissage des arts martiaux (judo, aïkido, tir à l’arc….) (Prendre en compte l’AUTRE sans violence) sont enseignés avec des professeurs venant du civil.
MOI : Vous m’avez parlé de culture générale ?LE DIRECTEUR : oui en effet, certains détenus arrivent dans notre prison «Culturelle» (je souris) avec un bagage de connaissance plus que faible. Ainsi chaque jour des cours adaptés à chaque niveau ont lieu. Les élèves (on ne dit pas prisonniers) sont notés pour leurs progrès. Les bons résultats sont en quelque sorte la carotte au bout de la sortie. Alors cela passe par des choses simples comme écrire correctement ou s’exprimer. D’autres élèves étudient la philosophie. La présence à ces cours est obligatoire, sachant que c’est eux qui ont choisi cette discipline. Nous avons fait un gros effort sur la bibliothèque ou médiathèque.
ET LE NUMERIQUE ? Des ateliers de programmation et de gestion de logiciels sont sans doute les plus performants que je connaisse. Un élève est même en train de passer un doctorat.
MOI : Et pour les « intégristes » religieux ?
LE DIRECTEUR : C’est sans doute le plus difficile mais de bons résultats sont en cours.Par exemple ils doivent étudier les théories de Darwin, ou l’origine des espèces c’est obligatoire. Des cours d’athéisme peuvent être dispensés. Ici, pas d’église, de temple ou de mosquées, ni leurs représentants. Les valeurs de la laïcité font également partie des apprentissages.
MOI : mais le planning du jour doit être chargé?
LE DIRECTEUR : réveil le matin à 7 H 30, Petit déjà à 8 H 30 ; Chacun dit bonjour à ses collègue et leur demande si tout va bien. 9h 15 premiers cours jusqu’à 12 h 15. Ensuite déjeuner de 1 H 30 (préparé par les élèves de cuisine) ; l’après-mi-di est consacré aux activité sportives ou culturelles. (Piano, guitare, solfège) Parfois des élèves ont leur clavier dans leur chambre (le casque ne dérange personne). Des concerts, des débats peuvent être animés par les élèves.
MOI : Et pour la télé ?
LE DIRECTEUR : Nous avons sélectionné les chaînes dites intelligentes (TF1 par exemple ne peut pas être visionnée, mais il en a d’autres).
UN DETENU : Moi, j’ai choisi de faire une maîtrise de psychologie. Mon séjour dans cette unité était prévu pour 15 années. Ici j’ai retrouvé le sens des valeurs. Mes enfants que je vois maintenant plus souvent me disent que je suis apaisé, que je suis devenu un sage. 8 années donc, et ma maîtrise en poche et me voila prêt à affronter le civil.
MOI : Et si un détenu est récalcitrant à cette méthode ?
LE DIRECTEUR : C’est souvent les autres détenus-élèves qui vont le convaincre. Ici les caïds sont ceux qui une « tronche ».Notre démarche consiste à ce que l’idiot ne le reste pas.
MOI : C’est bizarre, mais vous fonctionnez comme une université.
LE DIRECTEUR : Vous avez tout compris. C’est simple, il suffisait d’y penser.
MOI : Le taux de réussite pour une réinsertion?
LE DIRECTEUR : 97%, certains de mes anciens élèves sont devenus amis avec femme et enfants qui suivent leur bonhomme de chemin.

En fait, je ne peux pas vous dire où se trouve cette prison. Elle n’existe pas.
C’était sans doute un rêve, mais l’idée m’a semblé intéressante pour que je vous en parle.

Feux de forêt...

Si je tenais l’esprit touffu qui a pensé à supprimer les cendriers dans les voitures.
En revanche on a gardé l’allume-cigare au cas où le mégot par le fenêtre ne suffirait pas.

Enfin moi, je dis ça, je ne fume pas et j'habite en normandie...